« 8h ils nettoient la cour, petit échauffement avant de rentrer en classe. Première activité : chant avec Rose, … leçon de math avec Marthe, puis d’écriture…10h c’est l’heure de la récréation … ».
A l’école de Zoula, au Burkina Faso, pas le temps de s’ennuyer comme le montre le reportage d’Infobébés.com (disponible également sur la webTV de parents.fr). Chaque matin, une centaine d’enfants de 3 à 6 ans y sont accueillis par trois parents d’élèves-professeurs chargés de les éveiller et de leur transmettre les bases du savoir.
Au programme : leçons de maths, expression orale, écriture mais aussi chants et jeux. Ces activités pédagogiques et ludiques indispensables au bien-être et à épanouissement de tous les enfants n’ont malheureusement pas toujours été possibles dans cette région. Malgré les efforts des autorités, le Burkina Faso reste en effet l’un des pays les moins avancés du monde.
Depuis 1999, le pays a fait de l’éducation une priorité nationale, avec pour résultat une nette amélioration du taux de scolarisation (passé de 41,8% en 2000 à 64,9% en 2007). Malgré ces progrès notables, les écoles sont encore aujourd’hui trop rares et le personnel enseignant trop peu qualifié. Résultat : un tiers des enfants burkinabe sortent encore du système scolaire avant la fin de l’école primaire.
Voilà pourquoi Aide et Action intervient dans 7 provinces du Burkina Faso, dont la région de Sanguié où se situe l’école de Zoula. L’association s’est notamment impliquée dans la construction d’écoles, l’équipement de salles de classes et de logements pour les enseignants. Objectif : créer des conditions favorables à la scolarisation des enfants, et notamment des plus jeunes. L’association mène également un travail avec les enseignants pour sensibiliser les communautés à l’importance de l’éducation et incite les parents à s’impliquer au maximum dans la scolarisation de leurs enfants et dans la vie scolaire en générale.